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Législation

Le CONGE DE SOLIDARITE FAMILIAL DEFINITIVEMENT ADOPTE

(Communication du Sénat du 15 janvier 2010)

Voté à l’unanimité par l’Assemblée Nationale il y a un an, le projet de loi visant à créer une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, vient d’être adopté par le Sénat. Le texte prévoit le versement d’une allocation quotidienne de 49 euros pendant 21 jours maximum à toute personne qui accompagne une personne en fin de vie qui vit à domicile par opposition à une personne hospitalisée. Cette personne peut être un ascendant, descendant, frère, soeur ou personne partageant le même domicile que la personne accompagnée mais aussi la personne de confiance. Elle est disponible pour les salariés mais aussi pour les fonctionnaires ou les accompagnants qui ont réduit leur temps de travail à un temps partiel. Il est probable que les proches d’un résident en fin de vie pourront en bénéficier.

Proposition de loi sur le site de l'assemblée Nationale

Le Parlement a définitivement voté, mardi 16 février 2010, par un ultime feu vert de l’Assemblée, la création de cette allocation.

La création de cette allocation est la reconnaisance, "au dela des euros" alloués, du "rôle des aidants et des aimants "auprès des personnes en fin de vie, dans une société ou "la mort est souvent niée, escamotée, masquée, surmédiatisée"et a "perdu son caractère familial" ( Vu par Jean Leonetti, co-auteur de la proposition de loi)

Soins palliatifs

Soins palliatifs et de l'accompagnement

Qu’appelle-t-on soins palliatifs et accompagnement ?

Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

Les soins palliatifs et l'accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s'adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche.

A quelles conceptions éthiques se réfèrent les soins palliatifs et l’accompagnement ?

Les soins palliatifs et l'accompagnement considèrent le malade comme un être vivant, et la mort comme un processus naturel. Ceux qui dispensent des soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables (communément appelés acharnement thérapeutique). Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s'emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués.

Se faire soigner à l’hôpital :

Selon le souhait du patient et la capacité de l’entourage, la prise en charge en soins palliatifs s’effectue en institution ou au domicile et lieu de vie (maison de retraite, long séjour). Une coordination s’opère entre les différents modes de prises en charge. En France, il existe trois types de structures de soins palliatifs pour accueillir les patients en institution :

Se faire soigner à domicile :

Le maintien au domicile d’un patient en soins palliatifs requiert :

Deux types de dispositifs permettent cette prise en charge :

Profil des intervenants en soins palliatifs :

Dans la démarche palliative, le patient se situe au centre d’un dispositif autour duquel de nombreux intervenants sont appelés à tenir un rôle en interrelation les uns avec les autres. Pluridisciplinarité et interdisciplinarité sont indispensables dans la prise en charge en soins palliatifs. On trouve des médecins, des infirmiers, des aides soignants, des kinésithérapeutes, des assistantes sociales, des psychologues, des auxiliaires de vie, des bénévoles, des ergothérapeutes, des orthophonistes...

L’action des bénévoles d’accompagnement :

Une des particularités du travail en soins palliatifs est l’importance des bénévoles. On compte de nombreuses associations en France, dont les deux tiers sont regroupées au sein de l’UNASP (Union Nationale des Associations pour le développement de Soins Palliatifs) ou de la fédération JALMALV (Jusqu'A La Mort Accompagner La Vie). Ce mouvement associatif sociétal a souvent été à l'origine de la prise de conscience des professionnels de la nécessité de mettre en place des soins palliatifs.

Ce qui fonde le bénévolat est avant tout une dimension relationnelle. Le bénévole est là, présent, disponible, pour écouter, parfois pour briser la solitude de celui ou celle qui fait face à la maladie et à la mort. Il ne remplace pas les soignants ni les proches de la personne malade. L'accompagnant est un témoin, un être humain qui exprime simplement sa solidarité avec un autre être humain, dans le respect des différences et du désir de celui qu’il accompagne.

Grâce à des formations et des groupes de parole, le travail d’écoute est au centre de l’engagement des bénévoles d’accompagnement.

Droits des malades

Les textes sont classés du plus récent au plus ancien

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Bénévolat d'accompagnement

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